Zōri : les sandales plates qui se portent avec des chaussettes tabi
Les zōri sont des sandales japonaises plates, sans dents sous la semelle : elles tiennent grâce à un lacet hanao passé entre le gros orteil et le deuxième orteil. On les porte presque toujours avec des chaussettes tabi et sous un kimono, jamais pieds nus — c'est ce qui les distingue avant tout des geta. Autrefois, la semelle était tressée en paille de riz ; aujourd'hui, elle est le plus souvent en cuir ou en vinyle. La version en caoutchouc des zōri correspond, par sa structure, à ce qu'on appelle en français des tongs.
Le mot « zōri » évoque souvent des sandales de plage, mais les zōri ne sont pas une variété de tongs : c'est une pièce à part du costume japonais, avec son propre degré de formalité et son histoire. Le caractère 履, qui figure sur la fiche de cette page, a lui aussi son histoire : la même lecture se retrouve dans un mot inattendu, 履歴書, le « CV », littéralement « l'écrit du parcours accompli ». Voyons ce qui distingue les zōri des autres sandales, avec quoi on les porte, et s'il est vrai que les tongs sont leurs parentes.
Qu'est-ce qu'un zōri : semelle plate et lacet hanao
Les zōri sont des sandales plates, sans dents sous la semelle. Elles tiennent grâce au lacet hanao : il passe entre le gros orteil et le deuxième orteil et est fixé en deux points sur les côtés. Autrefois, la semelle des zōri était tressée en paille de riz, d'où le sens littéral de l'écriture du mot — « chaussure d'herbe ». Aujourd'hui, la semelle est en cuir, en vinyle, en liège ou en tissu épais, mais la silhouette n'a presque pas changé.
Les zōri féminins et masculins n'ont pas la même allure
Sur les zōri féminins, la semelle est généralement stratifiée et surélevée par un talon ; plus le talon est haut, plus la paire est considérée comme habillée. Les zōri masculins, à l'inverse, sont presque plats et sans talon marqué : la différence de silhouette saute aux yeux, même si la matière et la couleur sont identiques.
Avec quoi porter les zōri et quel est leur degré de formalité
On enfile presque toujours les zōri avec des chaussettes tabi, et par-dessus, avec un kimono : c'est la première chose qui les distingue des geta, que l'on porte généralement pieds nus. C'est pour cette raison que les zōri passent pour une chaussure plus officielle : ce sont eux, et non les geta, que l'on choisit pour un mariage, une réception ou une cérémonie.
Setta — des zōri à semelle de cuir
雪駄 (setta) désigne une variante de zōri à semelle de cuir, et non de paille ou de tissu, avec un fer au talon : une telle semelle craint moins l'eau et s'use plus lentement. Les setta sont considérés comme une chaussure masculine et avant tout quotidienne, portée sous le kimono ; les moines bouddhistes de haut rang les portent aussi traditionnellement.
D'où viennent les zōri et quel est le lien avec les tongs
Les zōri sont apparus comme une version plus simple des waraji — des chaussures tressées en paille, attachées par des cordes autour de la cheville. Sur les zōri, ce cordon a été supprimé et seul le lacet hanao a été conservé ; sous cette forme, la chaussure s'est répandue parmi les citadins ordinaires vers le milieu de l'époque Heian.
Les zōri en caoutchouc, ce sont les tongs
La version en caoutchouc des zōri est appelée au Japon gomu zōri (ゴム草履) ; en français, ce mot se traduit directement par « tongs » : même profil plat et même lacet entre les orteils, seul le matériau est moderne. Le lien n'est donc pas inventé : les tongs ne sont pas l'équivalent des zōri, mais leur incarnation directe en caoutchouc.
履 — le verbe « porter aux pieds », devenu « CV »
履 — значение: chaussure, porter aux pieds, parcourir, accomplir — онъёми: リ — кунъёми: は.く — 15 штрих(ов). 履 — « porter des chaussures, chausser » : le même caractère figure dans 履物, « chaussure » en général, et dans le mot inattendu 履歴書, « CV ».
Le caractère 履 se lit ri en lecture on et haku en lecture kun. La lecture kun signifie précisément « mettre aux pieds » : 履く (haku) se dit aussi bien pour les zōri que pour des chaussures ordinaires — en japonais, c'est le même verbe pour toute chaussure.
Le CV, littéralement « l'écrit du parcours accompli »
履歴書 (rirekisho), le « CV », se compose des caractères « parcourir », « suite d'événements » et « écrit » : littéralement, c'est « l'écrit de ce qu'une personne a traversé » — il s'agit de carrière et de biographie, pas de chaussures. L'analyse de l'écriture du mot zōri lui-même est plus simple : 草履, c'est « herbe » plus « chaussure », donc littéralement « chaussure d'herbe », la description directe de ce avec quoi on la tressait autrefois.
| Japonais | Lecture | Traduction |
|---|---|---|
| 草履 | zōri · zōri | Zōri, sandales plates |
| 履く | haku · haku | Mettre aux pieds (des chaussures) |
| 履物 | hakimono · hakimono | Chaussure en général |
| 履歴書 | rirekisho · rirekisho | CV |
Écrivez 履 en suivant les guides — le caractère « porter aux pieds », présent aussi bien dans le mot zōri que dans le mot « CV ».
Questions fréquentes
- Qu'est-ce qu'un zōri ?
- Les zōri sont des sandales japonaises plates, sans dents sous la semelle : elle tient grâce au lacet hanao, passé entre le gros orteil et le deuxième orteil. Autrefois, la semelle était tressée en paille de riz ; aujourd'hui, elle est le plus souvent en cuir, en vinyle ou en liège.
- Quelle est la différence entre les zōri et les geta ?
- Les zōri ont une semelle plate, sans dents, tandis que les geta sont une semelle de bois posée sur deux dents transversales. On porte presque toujours les zōri avec des chaussettes tabi, et les geta généralement pieds nus : c'est pourquoi les zōri passent pour une chaussure plus officielle.
- Porte-t-on les zōri avec des chaussettes ?
- Oui, les zōri sont un cas rare de chaussure japonaise que l'on enfile précisément avec des chaussettes tabi, et non pieds nus. Cet ensemble est considéré comme la norme sous le kimono lors des sorties officielles et des cérémonies.
- En quoi sont faits les zōri ?
- Autrefois, la semelle des zōri était tressée en paille de riz, d'où l'ancien sens littéral de l'écriture du mot — « chaussure d'herbe ». Aujourd'hui, la semelle est en cuir, en vinyle, en liège ou en tissu épais, et la variante la plus résistante est la setta, à semelle de cuir et fer au talon.
- Quand porte-t-on les zōri ?
- On porte les zōri avec un kimono pour les occasions officielles : mariages, réceptions, sorties au théâtre, cérémonies shinto. Plus le talon des zōri féminins est haut, plus la paire est considérée comme habillée ; les zōri masculins sont traditionnellement presque plats.
- Les zōri et les tongs sont-ils de la même famille ?
- Oui, et ce n'est pas forcé : la version en caoutchouc des zōri est appelée au Japon gomu zōri, et en français ce mot se traduit directement par « tongs ». La structure est la même — semelle plate et lacet entre les orteils — seul le matériau est moderne.
Sources
Mis à jour: 2026-09-21