Juku : la seconde école que fréquente l'écolier japonais après les cours
Le juku désigne des cours du soir payants qui ont lieu après l'école ordinaire, fréquentés par une grande partie des écoliers japonais, et par la majorité à l'approche du lycée. Selon le ministère de l'Éducation japonais, en 2021, 84 % des élèves de troisième année de collège dans les écoles publiques fréquentaient un juku. Ce n'est ni un professeur particulier en tête-à-tête ni un club de loisirs, mais une industrie à part entière, avec ses réseaux, ses manuels et des horaires qui se prolongent souvent tard le soir.
Le mot « juku » se traduit par « cours de soutien », mais par son ampleur et son organisation, il s'agit plutôt d'un second système scolaire fonctionnant en parallèle du premier. Voyons pourquoi l'écolier japonais a besoin d'une seconde école après l'école ordinaire, d'où vient le caractère 塾 et en quoi le juku diffère du yobikō, un établissement similaire destiné à ceux qui ont déjà terminé l'école.
Une seconde école aux horaires du soir
Le juku, ce sont des cours du soir payants où, après les leçons de l'école ordinaire, se rend une grande partie des écoliers japonais. Ce n'est ni un professeur particulier en tête-à-tête ni un club de loisirs, mais une industrie à part entière : les grands juku possèdent des réseaux d'antennes dans tout le pays, leurs propres manuels et un emploi du temps qui se prolonge souvent tard le soir.
Le juku d'étude et le juku de préparation aux examens répondent à des besoins différents
Les enseignes actuelles distinguent le 学習塾 (gakushūjuku), « juku d'étude » destiné à consolider le programme scolaire, et le 進学塾 (shingakujuku), « juku de préparation à l'entrée », ciblant précisément les examens d'admission. La différence tient à l'objectif : l'un aide à ne pas décrocher du programme, l'autre prépare méthodiquement à la sélection par concours.
塾 — значение: cours, école de soutien, école privée (hist.) — онъёми: ジュク — 14 штрих(ов). 塾 se lit ジュク en lecture on, sans lecture kun : le caractère est ancien, mais le phénomène est bien actuel. Il servait à désigner les écoles privées dès l'époque d'Edo, et aujourd'hui les réseaux de cours commerciaux comme 学習塾 et 進学塾.
Les examens décident de beaucoup, et l'école ordinaire n'y prépare pas
Le juku, à l'échelle actuelle, est un phénomène relativement récent : le nombre de ces écoles a fortement augmenté à partir de la fin des années 1960. Le ministère de l'Éducation japonais les a longtemps considérées avec méfiance, jusqu'à ce qu'en 1999 un conseil consultatif auprès du ministre propose une politique de coexistence entre l'école et le juku. La raison de cette ampleur, c'est l'admission : les examens d'entrée au lycée et à l'université au Japon décident de beaucoup dans la vie future, et le programme scolaire ordinaire n'est pas conçu spécialement pour eux.
Combien d'élèves les fréquentent
Selon une enquête du ministère de l'Éducation japonais de 2021, parmi les élèves des écoles publiques, 57,8 % des élèves de cinquième, 69,2 % des élèves de quatrième et 84 % des élèves de troisième fréquentent un juku. La proportion augmente d'année en année à l'approche de l'examen d'entrée au lycée. En raison des cours du soir, l'emploi du temps de nombreux écoliers inclut un bus du soir spécial vers le juku et un dîner acheté au konbini en chemin.
Du terakoya au yobikō — les voisins du juku dans le temps
Le juku moderne a un prédécesseur historique : le terakoya (寺子屋), où des moines, des samouraïs, des prêtres shinto et des médecins enseignaient aux enfants du peuple la lecture, l'écriture et le calcul sur boulier. Les premiers exemples remontent à la période Muromachi, mais la véritable croissance a commencé après 1789, et vers 1830-1844, selon les dictionnaires, environ 15 000 de ces écoles étaient en activité dans le pays. Avec la diffusion de l'éducation obligatoire après la restauration Meiji, les terakoya ont disparu.
Juku et yobikō — des étapes différentes
À côté du juku existe le yobikō (予備校) — une école pour ceux qui ont déjà terminé l'école ordinaire et préparent l'entrée à l'université, souvent une seconde fois, après un échec l'année précédente. Le juku fonctionne en parallèle de l'école ordinaire et s'adresse aux élèves de tout âge, tandis que le yobikō est une étape distincte, après l'obtention du diplôme, spécialement conçue pour le concours d'entrée à l'université.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce qu'un juku ?
- Le juku désigne des cours du soir payants après l'école ordinaire, fréquentés par une grande partie des écoliers japonais. Ce n'est ni un professeur particulier en tête-à-tête ni un club de loisirs, mais une industrie à part entière, avec ses réseaux, ses manuels et des horaires qui se prolongent souvent tard le soir.
- En quoi le juku diffère-t-il de l'école ordinaire ?
- L'école ordinaire dispense un programme général selon le standard national, tandis que le juku est un complément payant, ciblé sur un objectif précis : consolider les acquis ou préparer les examens d'admission. On y va le soir, après les cours principaux, et non à leur place.
- À partir de quel âge fréquente-t-on un juku ?
- Il n'y a pas de limite d'âge formelle : il existe des juku pour les élèves du primaire comme pour les diplômés. Mais la hausse notable de la fréquentation intervient au collège — selon une enquête du ministère de l'Éducation japonais de 2021, parmi les élèves de troisième des écoles publiques, 84 % fréquentent un juku avant l'examen d'entrée au lycée.
- Qu'est-ce qu'un yobikō ?
- Le yobikō (予備校) est une école pour ceux qui ont déjà terminé l'école ordinaire et préparent l'entrée à l'université, souvent une seconde fois, après un échec l'année précédente. Contrairement au juku, qui fonctionne en parallèle de l'école pour des élèves de tout âge, le yobikō est une étape distincte, après l'obtention du diplôme.
Sources
Mis à jour: 2026-09-21