Zabuton : le coussin pour s'asseoir au sol et les règles qui l'accompagnent

Le zabuton (座布団) est un coussin plat et carré pour s'asseoir sur le tatami, rembourré de coton : le mot se compose de 座 « s'asseoir » et 布団, la même racine que futon. Les tailles japonaises ont leurs propres noms — du petit chaséki-ban au grand meisen-ban — et selon la norme JIS, elles se répartissent en catégories S, M et L. Le zabuton a une face avant avec un pompon au centre, et on ne s'assoit dessus qu'après y avoir été invité par l'hôte.

On prend facilement le zabuton pour un simple coussin décoratif, alors qu'il a ses propres dimensions standard, une face avant et des règles strictes de usage en visite. Voyons comment distinguer l'endroit du zabuton de l'envers, pourquoi il ne faut pas marcher dessus et quel rapport il y a avec les zabutons qui volent dans les tribunes de sumo.

Qu'est-ce qu'un zabuton : taille, rembourrage et noms des tailles

Le zabuton (座布団) est un coussin plat et carré pour s'asseoir au sol, généralement sur le tatami. Le mot se compose de 座 « s'asseoir » et 布団 — la même racine que futon, et à l'intérieur des deux on trouve le même rembourrage : le coton. Les tailles japonaises du zabuton ont leurs propres noms, et non pas simplement « S, M, L » : du petit chaséki-ban pour la cérémonie du thé au grand meisen-ban pour l'usage quotidien à la maison.

NomTaille, cm (environ)Où l'utilise-t-on
茶席判 (chaséki-ban)43 × 47Cérémonie du thé
木綿判 (momen-ban)51 × 55Quotidien, taille JIS S
銘仙判 (meisen-ban)55 × 59Le plus courant à la maison, taille JIS M
八端判 (hattan-ban)59 × 63Pour les invités, taille JIS L

La norme JIS divise les zabutons en trois catégories

La norme industrielle JIS officialise le momen-ban comme taille S, le meisen-ban comme M et le hattan-ban comme L. Les autres noms restent d'usage courant et n'entrent pas directement dans cette norme.

Le zabuton a une face avant et un « endroit »

La face avant du zabuton est celle où se trouve au centre un pompon décoratif ou un nœud sur le fil de couture ; l'envers est généralement plus sobre. Sur les quatre côtés du coussin, trois sont cousus, et un est volontairement laissé sans couture — on le place vers les genoux de la personne assise, et on y associe le souhait de « ne pas rompre le lien » avec l'invité.

Interdiction de marcher dessus, et de le retourner soi-même

On ne marche pas sur un zabuton — selon l'étiquette, on ne peut que s'asseoir dessus. Il n'est pas d'usage de retourner ou de rectifier soi-même le coussin : c'est l'hôte ou la personne qui l'a apporté qui le fait, et on ne s'assoit sur le zabuton proposé qu'après y avoir été invité par le maître de maison, et non dès l'entrée dans la pièce.

Le zabuton hors du salon : sumo, temples et télévision

On dispose des zabutons dans les salles de zazen et dans les temples bouddhistes — rester longtemps assis sur le sol nu est inconfortable même pour les moines. Dans les tribunes de sumo, on recouvre de zabutons les places des loges, et quand un yokozuna perd contre un lutteur de rang inférieur, une partie du public lance les coussins vers le dohyō. C'est officiellement interdit — le coussin peut toucher quelqu'un — et une annonce demande au public de s'abstenir. Au tournoi de Fukuoka, on est allé plus loin : on y dispose des zabutons cousus par deux, qu'on ne peut plus lancer.

« Ajouter un coussin » — une phrase d'émission télévisée

Depuis 1966, la chaîne Nippon TV diffuse l'émission humoristique « Shōten » (笑点) : l'animateur y attribue des zabutons aux participants pour leurs réponses spirituelles et les leur retire pour les moins bonnes. L'émission a hérité ce procédé de son prédécesseur et le conserve encore aujourd'hui.

綿 — le coton dans le mot « zabuton »

綿 — значение: coton, ouate, cotonneux, doux — онъёми: メン — кунъёми: わた — 14 штрих(ов). 綿 — « coton » : 座布団 se compose de 座 « s'asseoir » et 布団, et à l'intérieur du futon comme du zabuton, c'est bien lui qui se trouve.

La lecture on est « men », la lecture kun est « wata ». Le même caractère se retrouve dans 木綿 (momen) « tissu de coton » et dans 綿菓子 (watagashi) « barbe à papa » : dans les deux cas, 綿 désigne une matière fibreuse douce, pas nécessairement du coton véritable.

Du rembourrage du coussin à la barbe à papa

木綿 et 綿菓子 montrent jusqu'où peut mener un même caractère : du tissu de coton dense pour les vêtements à la barbe à papa aérienne des fêtes. Le zabuton et le futon se situent entre ces extrêmes — le coton y sert précisément de rembourrage, et non de tissu ni de friandise.

JaponaisLectureTraduction
座布団zabuton · zabutonZabuton
木綿momen · momenTissu de coton
綿菓子watagashi · watagashiBarbe à papa

Écrivez 綿 en suivant les guides — le caractère du coton dans le mot « zabuton ».

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un zabuton ?
Le zabuton est un coussin plat et carré pour s'asseoir au sol, généralement sur le tatami, rembourré de coton. Le mot se compose de 座 « s'asseoir » et 布団 — la même racine que le mot « futon », et à l'intérieur des deux objets on trouve le même rembourrage.
En quoi le zabuton diffère-t-il d'un coussin ordinaire ?
Le zabuton a une forme carrée stricte et des tailles japonaises standard avec leurs propres noms — du chaséki-ban au meisen-ban — et non la forme libre d'un coussin décoratif. De plus, il a une face avant et des règles de usage : on ne le retourne pas soi-même et on ne marche pas dessus.
Comment s'asseoir correctement sur un zabuton ?
Il faut s'asseoir après y avoir été invité par l'hôte, et non dès l'entrée dans la pièce, et se poser sur le coussin avec le côté sans couture vers les genoux — le côté considéré comme l'endroit. Il n'est pas d'usage de rectifier ou de retourner soi-même le zabuton d'autrui.
Pourquoi ne faut-il pas marcher sur un zabuton ?
Parce que le zabuton est un objet pour s'asseoir, et non pour marcher : marcher dessus est considéré comme un manque de respect envers le coussin lui-même et envers la personne qui l'a disposé. Cette règle ressemble à l'interdiction de marcher sur le bord du tatami dans la même maison.
Pourquoi lance-t-on des zabutons au sumo ?
Une partie des spectateurs lance des zabutons vers le dohyō quand un yokozuna perd contre un lutteur de rang inférieur : c'est à la fois la contrariété envers le perdant et un hommage au vainqueur. Officiellement, c'est interdit — le coussin peut toucher quelqu'un — et une annonce demande au public de s'abstenir. Autrefois, les coussins ne volaient qu'en cas de défaite contre un lutteur ordinaire ; aujourd'hui, c'est presque à chaque défaite d'un yokozuna.

Sources

Mis à jour: 2026-09-21

禅

Japanese Zen